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C’est officiel, la NASA se lance dans le commerce spatial. L’agence spatiale américaine a en effet lancé jeudi un appel d’offres afin d’inciter les entreprises à ramener des échantillons lunaires. Il faudra cependant prouver la provenance de ces roches en filmant la récolte.

Le début du commerce spatial

L’appel a été lancé ce jeudi sur Twitter. Jim Bridenstine, l’administrateur de l’Agence aérospatiale américaine, a déclaré : « La NASA cherche à acheter de la roche lunaire à des fournisseurs commerciaux. Il est temps d’établir une réglementation afin d’extraire et échanger les ressources spatiales ».

Ainsi, la NASA appelle les sociétés à présenter leurs propositions pour collecter un petit échantillon de pierres lunaires ou de régolithe, qui est une sorte de sable ou de poussière recouvrant la surface de la Lune. Elles devront néanmoins prouver la provenance de ces roches en filmant la récolte. Après quoi, l’agence spatiale américaine s’engage à acheter les échantillons entre 15 000 et 25 000 dollars l’unité.

Cependant, cette offre n’est valable que jusqu’en 2024, où la prochaine excursion lunaire devrait avoir lieu. L’agence versera une première partie de la somme aux entreprises volontaires, et la deuxième une fois que les roches vérifiées.

Si la somme de 25 000 dollars peut sembler dérisoire comparée aux millions de dollars qu’il faut pour envoyer un vaisseau spatial sur la Lune, l’idée est de faire un premier pas vers la création d’un marché lunaire. Pour cela, il faut normaliser le concept d’achat de matériaux en provenance de la Lune et du système solaire. Et c’est précisément ce qui est en train de se passer.

Les États-Unis, leader dans l’exploitation des ressources spatiales

Depuis 2015, les États-Unis veulent être le leader de l’exploitation des ressources des sols des astéroïdes et de la Lune. La loi Commercial Space Launch Competitiveness Act autorise désormais les entreprises privées à posséder les matériaux qu’elles récupèrent hors du territoire terrestre.

Cette politique a été appuyée récemment par Donald Trump. Ce dernier a publié en avril dernier un décret qui encourage les entités privées et les partenaires internationaux à exploiter les ressources spatiales qu’elles parvenaient à extraire. Une décision adoptée en dépit d’accords internationaux et d’une forte réserve au sein de la communauté scientifique, celle-ci étant inquiète des possibles dégâts environnementaux.

Afin de démocratiser davantage cette loi, la NASA a annoncé en mai dernier la création des Accords Artemis, un ensemble de directives qui réglemente la façon d’explorer la Lune et d’exploiter ses ressources.

Après cette annonce, la NASA a tenté de faire valoir sa position. « Nous mettons nos politiques en pratique pour alimenter une nouvelle ère d’exploration et de découverte qui profitera à l’humanité tout entière », a écrit Jim Bridenstine dans un billet.

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