Twitter censuré au Pakistan : les conflits éthiques des réseaux sociaux

Le gouvernement pakistanais a bloqué l’accès à Twitter pendant presque dix heures pour empêcher un concours de caricatures de Mahomet d’avoir lieu.

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Et Salambô au Pakistan

« Tu tweets, on te kill ! » ou « Tu gazouilles, on te zigouille ! », sont scandés au Pakistan. Le chaos règne dans les rues d’Islamabad et les twittos sont chassés comme lors des heures les plus sombres du Maccarthysme à la sauce américaine. Tout ceci n’est qu’une fiction, issue du sommeil mal ajusté du rédacteur ci-présent, mais Twitter a en tout cas connu un nouvel épisode de censure au Pakistan en raison de propos jugés blasphématoires.

Le gouvernement pakistanais a donc coupé Twitter dimanche peu avant minuit. Il faut dire que les autorités ont été très choqué par l’organisation d’un concours qui invitait à poster des caricatures du prophète Mahomet sur Facebook.

D’autant plus que l’islam interdit toutes les représentations picturales de celui-ci. Mais, essuyant un vent de protestations, le gouvernement a levé cette censure une dizaine d’heures plus tard.

De son coté, Twitter a déclaré n’avoir participé en rien dans ces manoeuvres. L’AFP précise aussi qu’une pareille censure avait déjà eu lieu en 2010 sur Facebook et Youtube pour des incidents du même type.

Les réseaux sociaux doivent faire du social

A chaque pays ses mœurs et à chaque mœurs ses conditions sur les réseaux sociaux. Ce n’est pas la première fois qu’on demande une implication à Twitter ou Facebook sur des sujets qui concernent la liberté d’expression. Si ces deux sociétés, pour ne citer qu’elles, doivent veiller à l’intégrité des contenus publiés sur leur plateforme, il est néanmoins difficile de filtrer tout ce qui s’y passe. Et cela ne va-t-il pas à l’encontre des objectifs même d’un réseau social ?

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La question est posée, et ils sont de plus en plus invités à prendre parti dans des conflits éthiques. Ici, Twitter a apparemment refusé de répondre aux requêtes du gouvernement pakistanais, tandis que Facebook a décidé de supprimer les caricatures posté sur son interface.

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