Microsoft Car VS Google Car : contrôle technique
Deux écuries historiques de la micro-informatique Microsoft et Google se coursent sur le bitume. Qui vrombira le plus fort ?
Les constructeurs automobiles emploient à tord et à travers le terme de voiture de « demain ». Une formule pompeuse souvent utilisée pour contenir la broncha des écolos. Cependant, les deux net-entreprises ont poussé le roadtrip dans le secteur automobile un peu plus loin que la seule virée du dimanche.
Microsoft s’attelle à un système embarqué adaptable à plusieurs véhicules (dont la Ford Mustang) tandis que Google assemblerait au cas par cas sur les chaines de montage, son système de pilote automatique. S’il ne s’agit pas exactement de la même approche, nous nous lançons dans un contrôle technique en bon et du forme sur les technologies de la voiture de… demain. Contrôle technique.
Bing My Ride
Du côté de Microsoft, comme on s’en doute, leur technologie sera partie intégrante de l’écosystème Windows. Donc la « Microsoft Car », ou plutôt l’ordinateur de bord, sera interopérable avec Windows 8, Windows Phone, Windows Live, Bing, Azure et… Kinect.
Il devrait servir comme une sorte d’assistant de navigation. Heureusement que l’appareil ne sera pas utilisé pour un pilotage sans toucher le volant. Le peu de réactivité et de précision de Kinect aurait tôt fait de nous envoyer contre un platane. Le dispositif Tellme permettra de converser directement avec le véhicule, grâce à la reconnaissance vocale. Il reconnaitra même qui est dans l’habitacle au son de la voix.
Cette compatibilité avec tout l’écosystème Microsoft laisse entrevoir des potentialités excitantes, notamment en terme d’interface et de fonctionnalité. Mais cela suffit-il à entrevoir les enjoliveurs et le châssis de la voiture de demain ?
Sans les mains !
Google propose une approche plus radicale. Difficile de véritablement imaginer ce que sera la voiture de la firme de Mountain View les mains sur le volant. Tout simplement parce qu’un pilote automatique se chargera de la manœuvrer. Basé sur le modèle Prius de Toyota, voiture à motorisation hybride, la Google Car embarque une série de technologie autrement plus impressionnante que la caméra asthmatique de la Xbox 360.
Le pilote automatique s’appuie sur Google Street View, sur toute une batterie de capteurs, sur un logiciel d’intelligence artificielle… et sur Google + ? Après un millier de miles avalés dans le Nevada, le seul accident à déplorer a été perpétré par un chauffeur de chaire et d’os et non par le pilote automatique.
Si la Toyota Prius est moins sexy qu’une Mustang féline mais maquillée comme un camion volé, les technologies embarquées à son bord excite plus le geek et le pilote qui sommeille en nous.
Fast And SiriOs
Pour conclure ce contrôle technique, il faut rappeler qu’Apple implémentera Siri dans quelques cockpits : BMW, GM, Mercedes, Land Rover, Audi, Jaguar, Chrysler, Toyota et Honda. Un copilote bavard qui empêchera sans doute les assoupissements indésirables sur l’autoroute. Comme KIT dans K 2000.



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