La tare de ne pas être sur Facebook

To be or not to be sur Facebook, c’est la réflexion in qui fait couler clics sur le web. A l’origine, une constatation, ni Anders Behring Breivik, ni James Holmes n’étaient présents sur les réseaux sociaux. Le premier a tué 77 personnes le 22 juillet 2011 en Norvège, le second 12 lors de l’avant-première du film The Dark Knight Rises le 19 juillet 2012.

Holmes Breivik La tare de ne pas être sur Facebook

James Holmes (à gauche) et Anders Breivik (à droite) lors de leurs procès respectifs

Pas de Facebook, pas de vie ?

Peut être parce que l’actualité a pris ses quartiers d’été en ce mois d’août que certains semblent tirer un constat du rapprochement de ces deux personnages. Être absent du réseau social, c’est le premier signe d’être un psychopathe, du moins, c’est sur ce même terrain d’entente que place le magazine allemand Der Tagesspiegel les deux tueurs.

Le magazine cite un psychologue, Christopher Moeller Hanovre, qui décrit Internet comme « un élément naturel de la vie » et Facebook comme un signe « d’active vie sociale ». L’article daté de fin juillet cite une étude réalisée par des psychologues qui démontrait que les jeunes qui n’ont pas d’activité en ligne, qui n’utilisent pas ou n’aiment pas les réseaux sociaux ont tendance à être victime de dépression mentale.

Ces deux tueurs coupés de tout lien social dans le monde réel étaient des outsiders sur le net. Quelques interventions sur des forums sous des pseudos était le seul tissu de contacts humains qu’ils utilisaient. Breivik possédait un compte Myspace et Holmes était présent sur Adult Friend Finder (site de rencontres échangistes).

Facebook work job La tare de ne pas être sur Facebook

Face job

Plus que ce lien déjà périlleux établi entre les absents de Facebook et des troubles psychologiques, Facebook pourrait aussi empêcher d’obtenir un travail. De plus en plus de DHR demandent lors d’entretiens les mots de passe des comptes du réseau pour vérifier qu’il n’y ait rien de suspect.

Ne pas posséder de profil devient alors extrêmement douteux. Le candidat utilise-t-il un faux nom ? A-t-il quelque chose à cacher ? La personne devient rapidement coupable aux yeux des recruteurs comme l’explique Forbes qui rajoute que de « ne pas être sur Facebook, c’est ne pas exister ».

Les potentiels tueurs psychopathes répliquent

Le Huffington Post liste quatre raisons qui font que des milliers de personnes ne se sont pas inscrites sur Facebook :

  1. Garder sa vie privée
  2. Ne pas s’isoler avec Facebook
  3. Se déconnecter
  4. Utiliser d’autres réseaux sociaux

Pour le psychiatre Laurent Karila interrogé par 20 Minutes,  « C’est quelque chose de normal d’être sur un réseau social aujourd’hui, mais ce n’est pas anormal de ne pas y être non plus. Il ne faut pas prendre Facebook comme un indicateur de santé mentale. Ce n’est pas louche ».

A raison de 955 millions de comptes, dont 83 millions de faux, Facebook compterait 872 millions de profils actifs. Sur une population de 7 milliards d’habitants, cela fait plus de 6 milliards de potentiels tueurs psychopathes chômeurs.

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Une réponse à La tare de ne pas être sur Facebook

  1. Juiffon 13 juin 2013 à 16 h 14

    Vous faites chier avec facebook, sérieusement.

    Répondre

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