Comment protéger son e-reputation en 4 réflexes ?

Fléau de l’ère du 2.0, l’e-reputation, en d’autres mots sa réputation sur le web. Nouvelle manie des recruteurs, « googliser » le nom du candidat sur le moteur de rechercher Google. En quelques clics et quelques minutes, n’importe qui peut retrouver toutes vos traces internet. Pour parer la mauvaise surprise, Web&Tech livre les bases pour gérer son nom en toute sécurité.

Google Alertes 300x253 Comment protéger son e reputation en 4 réflexes ?

  • Se créer une Google Alerte

Première chose à faire et primordiale, se créer au moins deux Google Alertes. La première doit se composer de « Nom Prénom », la deuxième de « Prénom Nom ». Les guillemets sont à garder. En l’absence de ces guillemets, une alerte à chaque nouvelle apparition du prénom seul et du nom seul est envoyée. Libre à chacun de choisir la fréquence d’envoi mais il est préférable de filtrer « tous les résultats » plutôt que « les meilleurs » qui sont la plupart du temps le profil Facebook, Twitter ou LinkedIn.
A chaque fois qu’un site web citera le Nom Prénom ou Prénom Nom enregistré, un message sera reçu à l’adresse mail donné lors de l’enregistrement. Il n’y a plus qu’à cliquer sur les liens proposés pour  vérifier que le contenu n’est pas compromettant . En cas d’homonyme, il faut s’armer de patience pour filtrer les liens, surtout si son homonyme est actif sur la toile !
Google Alertes.

  • Gérer son profil Facebook

On ne cesse de le répéter, il est important de vérifier régulièrement ses paramètres de confidentialité Facebook. Il arrive que les mises à jours fréquentes du réseau les modifient. Pour cela, rendez-vous dans les paramètres de confidentialité et sélectionner, pour le meilleur des cas « Amis » dans les paramètres par défaut. Aucune raison ne justifie de laisser son profil public.

Il est aussi souhaitable de ne pas s’inscrire sur Facebook sous son vrai nom. Loin de devoir adopter un pseudo qui anonymise totalement, rien n’empêche d’utiliser un diminutif pour son prénom, de couper son nom de famille ou d’user d’autres subterfuges pour que sa page Facebook n’apparaisse pas dans les résultats Google.

Malgré toutes les précautions d’usage précédentes, il faut rester vigilant. Comme l’explique cette vidéo, on ne sait jamais quels sont les paramètres de confidentialité de nos amis ni qui sont leurs amis. « Les paroles s’envolent, les écrits restent ». Rien ne sert de faire des commentaires qui pourront être retournés contre soi ou quiconque donc.

  • Protéger ses profils et toujours dire la vérité

Si on tient tant à laisser ses commentaires, la vérité est de mise. Facile d’avancer un stage sur son CV sur un réseau professionnel lorsqu’au même moment on poste des photos de voyages sur un site spécialisé. Un mensonge sur la toile peut vite se révéler néfaste pour soi, la prudence est l’ami numéro un de celui qui a tendance à embellir sa vie professionnelle ou personnelle.

Sauf besoin contraire, il vaut mieux à l’image de son compte Facebook, ne jamais rendre public ses différents profils comme LinkedIn, Viadeo, Twitter et toujours modérer ses propos.

En vidéo, un salarié qui n’a pas su surveiller ses propos.

  • Utiliser des pseudos pour les jeux et autres sites

Rien n’empêche de jouer en ligne ou de donner son avis politique sur un site d’actualité. Cependant, niveau crédibilité et neutralité, ça en jette un coup pour un recruteur. Il vaut utiliser un pseudo qui ne peut pas être relié à votre vrai nom. Bien sûr, ce pseudo ne doit pas être le même que sur Facebook ou Twitter. Pour s’assurer que votre compte actif sur World of Warcraft ou votre avis très tranché sur un forum de sexualité ne sera jamais lié au vrai nom, recherchez régulièrement dans Google votre vrai nom et ce pseudo. Normalement, avec les précautions précédentes, aucune connexion ne pourra être établie.

Cependant…

  • Attention au référencement de Google… Images !

C’est bien de vérifier les liens des pages Web, au moins des deux premières pages, mais il faut aussi s’assurer des photos qui apparaissent dans Google Images. Une image mise dans un site où son nom est aussi présent peut apparaître dans Google Images. Les photos de profils Facebook ainsi que celle de Twitter sont aussi présentes.

  • Au secours ! Des liens, textes, images compromettants !

Si le contenu qui pourrait porter préjudice est écrit de sa main, il faut bien sûr immédiatement le retirer. Dans le cas contraire, il faut contacter le site pour lui demander diplomatiquement de le retirer. Le référencement Google mettra quelques semaines à agir pour  faire disparaître de la première page de résultats ce contenu. D’ailleurs, le contenu continuera d’apparaître en aperçu sur Google mais renverra vers un lien mort en cas de clic.

  • Que faire en cas d’homonyme ?

Aïe aïe, c’est la mauvaise surprise qui peut tomber. Votre homonyme vient d’être condamné pour braquage, est un fétichiste étrange qui s’affiche, c’est la panique à bord. Même si son homonyme n’a rien fait de mal, il vaut mieux se différencier de lui, surtout si des points communs existent comme le secteur professionnel, la ville ou même physiquement.

Pour ne plus être confondu avec son homonyme, autant de pas être son homonyme ! Insérer par exemple la première lettre de son deuxième prénom dans son nom différencie immédiatement deux personnes. Pierre Martin devient Pierre E. Martin. Bien sûr, c’est ce nouveau nom qu’il faut inscrire sur son CV et utiliser à bon escient sur la toile.

Autre méthode, contacter son homonyme pour sympathiser. Pratique le jour où sa fiche sur un site de rencontres par exemple arrivera dans vos résultats. Si votre homonyme est une personne connue, comme un militant local activiste, il vaut mieux préciser sur ses profils « Je ne suis pas le militant Pierre Martin« .

  • Quel est mon dernier recours ?

Il arrive aussi qu’une e-réputation soit salie au point que les différentes précautions précédentes sont inutiles. Un salarié qui  voudrait du mal, un ou une ex revancharde peuvent nuire en quelques clics et heures. Il est alors possible de contacter une entreprise spécialisée dans l’e-reputation. Celle-ci moyennant un tarif souvent à trois ou quatre chiffres fera disparaître de la toile votre nom.

Il existe aussi des outils personnels comme Brand Yourself qui permet de « monter » ou « descendre » les pages sélectionnées dans les résultats Google. Enfin, la banque et les assurances se lancent aussi dans ce business comme Axa. Elle propose de protéger ses clients contre les dangers d’Internet.

L’e réputation concerne aussi bien soi-même particulier que son entreprise ou encore ses enfants. Vigilance et prudence sont donc les maîtres mots pour éviter, non pas sans risque zéro, les accidents.

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